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Actes du colloque 2017

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INFOBRIEF – 2018 / 1

Nouvelles de la Lorraine germanophone
Nachrichten aus dem deutschsprachigen Lothringen
     
Les Rencontres 2017 pour le bilinguisme en Lorraine
Treffen 2017 für die Zweisprachigkeit in Lothringen
Penser le bilinguisme du XXI° siècle en Lorraine
18 novembre 2017 au Novotel de Saint-Avold
 
18 novembre 2017 au Novotel de Saint-Avold
Vidéo de TV8 ZapMe                                                                                               Tous Droits Réservés
Sommaire-Inhalt

Ouverture des Rencontres

Les Rencontres 2017 pour le bilinguisme en Lorraine s’ouvrent en présence de Nicole Muller-Becker, vice-présidente de la région Grand-Est pour la coopération transfrontalière et le développement du multilinguisme, d’Hélène Zannier et Nicole Trisse, respectivement députées des 7ème et 5ème circonscriptions de Moselle.

Hélène Zannier, députée de la 7ème circonscription de Moselle
Hélène Zannier

Dans son allocution, Hélène Zannier assure Culture et Bilinguisme de Lorraine de son soutien ainsi que celui de ses collègues, Nicole Trisse et Christophe Arend. Tous trois membres du Groupe d’Amitié France-Allemagne de l’Assemblée Nationale, ils disent leur attachement au bilinguisme et à la langue allemande, à la fois reflet de la culture mosellane et chance pour le territoire.
Hélène Zannier ne méconnaît pas les difficultés de la mise en œuvre, le manque de professeurs, le manque d’attractivité de l’allemand auprès des jeunes, mais dit, après discussion avec le ministre Jean-Michel Blanquer et la Rectrice Florence Robine, la détermination de l’Éducation Nationale à faire avancer le dossier du bilinguisme.

Nicole Muller-Becker, vice-présidente de la région Grand-Est
 
Nicole Muller-Becker réaffirme la volonté forte de la région Grand-Est située au cœur de l’Europe et de son actuel président, Jean Rottner, de faire de la promotion du bilinguisme, de la défense et du partage de l’identité, un enjeu primordial. La Région est à l’écoute et au côté de l’association, dit-elle, afin de porter une volonté et de soutenir ce qui demeure un combat.
Nicole Muller-Becker souligne cependant percevoir de récentes ouvertures positives et une prise de conscience de la problématique par l’Éducation Nationale.
Elle souhaite à l’assistance une journée de réflexion fructueuse !

Le mot des Présidents :
Léon Dietsch, Président de Culture et Bilinguisme de Lorraine :
«Penser le bilinguisme lorrain dans son environnement »

Léon Dietsch débute son intervention par la présentation de la problématique qui sera au cœur de la réflexion tout au long de la journée dont l’objectif sera de :
  • Penser le bilinguisme dans le siècle en cours,
  • Penser le bilinguisme dans son environnement,
  • Penser le bilinguisme dans sa définition,
  • Penser le bilinguisme dans ses modalités d’acquisition,
  • Penser le bilinguisme entre monolinguisme et plurilinguisme
Il lui importe en effet de penser le bilinguisme dans le siècle en cours, siècle de la mobilité et de la connectivité en faisant mémoire du passé, mais sans passéisme, ni folklorisme.
Léon Dietsch invite à questionner la géographie, l’histoire et la volonté politique au sein du territoire. La promotion du bilinguisme français-allemand ne saurait faire l’économie d’une réflexion sur les spécificités du territoire, sa complexité géo-linguistique et sociologique, sa dualité culturelle et son ouverture conjointe sur le Bassin Parisien et l’espace Rhénan. La Lorraine, terre meurtrie pendant un siècle par l’affrontement des nationalismes est aussi une terre de passages et d’accueil, un kaléidoscope humain.
Mais, ce sont sans doute la volonté politique et la demande sociale qui font le plus défaut…
Aussi, Léon Dietsch invite-t-il à penser un bilinguisme apaisé, hors les idéologies, comme un outil de médiation entre deux cultures, deux langues, deux États, un bilinguisme ouvert et inclusif, loin de tout dogmatisme, discours victimaire ou repli identitaire.
Il appelle à tracer un chemin afin de générer une demande sociale par un travail de pédagogie en interpellant l’institution scolaire et les décideurs politiques afin qu’enfin le bilinguisme passe en Lorraine de l’utopie… au possible !
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Lire la présentation :

Jean-Michel Niedermeyer, Président de l’association LEHRER:
« Brève présentation de l’expérience alsacienne »

Dans sa présentation de l’expérience alsacienne, Jean-Michel Niedermeyer dresse un tableau de la situation linguistique en Alsace dont la langue régionale est celle de France comptant le plus de locuteurs. Il évoque ensuite la question de la définition de la langue régionale qui se pose avec une acuité renouvelée en Alsace sur le point de savoir si l’allemand standard était ou non partie intégrante de la langue régionale. Le Recteur Deyon avait, dans les années 1980, théorisé l’idée que la langue régionale d’Alsace et de Moselle avait une double expression, une expression écrite qui était l’allemand standard et une expression orale dialectale, mais Jean-Michel Niedermeyer observe qu’il existe aujourd’hui, ici ou là, une volonté de remettre en cause cet équilibre. Il considère également que les jeunes d’aujourd’hui ont davantage de mal à établir ce lien.

Après l’évocation de la diversité dialectale et les volontés passées ou actuelles de vouloir codifier ces dialectes, il dit sa méfiance à l’endroit du concept d’identité et la nécessité de dépasser la pensée nationale, la notion allemande de Heimat, la « petite patrie » régionale n’est aucunement antinomique de l’attachement à la France.

Il regrette le recul de la langue régionale inversement proportionnel à la croissance du français et dit la responsabilité qui incombe au milieu scolaire pour mettre en place une véritable politique linguistique à même de contribuer au maintien de la langue régionale.

Roland Pfefferkorn : « Quelle articulation entre français, dialectes et allemand standard ? »

Roland Pfefferkorn, natif du pays de Bitche, est professeur de sociologie à l’université de Strasbourg.
Il a discuté dans son intervention des rapports entre langue écrite (le Hochdeutsch ou l’allemand standard) et langue parlée (l’allemand dialectal : daïtsch, plattdaïtsch platt…) à partir de la situation actuelle de l'Alsace et de la Moselle. Il a pris en compte le déclin considérable de la pratique des langues régionales depuis les années 1970. Il a toutefois insisté sur le caractère contradictoire du changement de langue (de l’allemand dialectal vers le français standard) au fil des générations. Ce changement de langue a été imposé par une République jacobine. Mais si la langue française a été la langue de l'institution scolaire, celle du maître d'école, elle était aussi, du point de vue des enfants, celle de l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. Du fait de cet aspect contradictoire, l’apprentissage du français standard a aussi permis une formidable ouverture, au monde des idées, aux livres, à la littérature... Le processus d'imposition linguistique ne se laisse donc pas réduire à cette seule dimension de l'imposition.
La prise en compte des changements linguistiques considérables intervenus en Alsace et en Moselle est de son point de vue, incontournable pour toute réflexion portant sur la question du bilinguisme et des classes bilingues régionales. Cette nécessaire prise en compte n’a rien à voir avec une quelconque adhésion à l'idée d'une supposée « supériorité » de la langue française. Par ailleurs, l'intérêt du bilinguisme, devrait aller de soi : les personnes qui maîtrisent deux langues (ou trois ou davantage) ont un avantage évident par rapport à celles qui n'en maîtrisent qu'une. Il a rappelé que c'est le bilinguisme qui prévaut dans la plupart des régions du monde, notamment en Asie et en Afrique, le monolinguisme représentant la situation la moins fréquente.

Lire l’article :                                                                                                          Tous Droits Réservés
Albert Weyland : « Madeleines et Spritz »

Madeleines et spritz, ou le roman sucré de la Lorraine…
Madeleines et Spritz - Albert Weyland
C’est le titre d’un livre qui devrait paraître en 2018. Son auteur est Albert Weyland qui a bien voulu le présenter en exclusivité à notre colloque. Albert Weyland a publié un premier livre, en 2010, aux Editions Serpenoise. Son titre « Moselle plurielle, identité complexe et complexes identitaires » résume bien le particularisme mosellan. L’auteur est né en 1951 à Völklingen en Sarre, alors territoire français. Ses parents sont nés au début du siècle dernier : son père, à Macheren-Petit-Ebersviller et sa mère, à Bliesbruck, deux villages mosellans, annexés de 1871 à 1918.
Dans « Madeleines et spritz », Albert Weyland cherche à traduire la pluralité de la Moselle et de la Lorraine en s’appuyant sur les révélateurs identitaires que sont la pâtisserie et la confiserie. Il met en regard, entre autres bien sûr, la tarte au flan et le Kässkuche, la tarte à la mirabelle et le Quetschekuche, la tarte aux brimbelles et le Forêt Noire. Son ouvrage se lit comme un roman en raison des nombreux personnages qu’on y rencontre. Certains sont célèbres comme Auguste Escoffier ou le roi Stanislas, d’autres sont anonymes comme les mères et grands-mères dont chacun sait que ce sont elles qui préservent et transmettent le mieux la manière de fabriquer des spritz ou des macarons. Son livre, préfacé par Michel et Augustin, est un trésor d’érudition et un trésor esthétique en raison des photos de Karine Chassin. Le texte sublime les photos et réciproquement.

Au final, Albert Weyland fait la promotion d’une Lorraine gourmande dont il confirme la vocation de terre de rencontres, ouverte aux influences du monde et capable d’influencer le monde.

Lire la présentation :                                                                                          Tous Droits Réservés

Wolfgang Bufe: « Imaginer l’accession au bilinguisme en Lorraine : une perspective»
 
Dr. Wolfgang Bufe, Vositzender der Vereinigung für die Förderung der Zweisprachigkeit – Association pour la promotion du bilinguisme e.v. im Saarland referierte über folgendes Thema: « Imaginer l’accession au bilinguisme en Lorraine: une perspective ». Zunächst wies er auf den Gegensatz zwischen den zahlreichen Kontaktsprachen im saarländisch-lothringischen Grenzraum (Français – Francique – Deutsch – Italiano – Português – Türkçe – العربية –Shqip) einerseits und den weitgehend hermetisch nebeneinander existierenden Fremdsprachen (Französisch – Deutsch – Englisch – Spanisch) in der Schule hin. Aufgrund der wachsenden Mobilität der Gesellschaft vor allem der Flüchlingsströme sei die Mehrsprachigkeit heute keine Ausnahme mehr, sondern sie sei innerhalb und außerhalb der Schule vor allem in Gestalt der Migrantensprachen konkret erfahrbar. Er vertrat die These, dass die Nutzung eines vernetzten mehrsprachigen Verfahrens dem Spracherwerb wesentlich förderlicher ist, als der isolierte Erwerb einer Einzelsprache. So konnte er z.B. bei seiner Tätigkeit bei der ABIFA (Association pour le Bilinguisme Franco-Allemand) in Sarreguemines die Erfahrung machen, dass afrikanische, italienische und syrische Kinder aufgrund ihrer Mehrsprachigkeit leichter Deutsch lernten als die rein französischen Kinder. Im Sinne der double articulation de l’acquisition linguistique, die schulisches und außerschulisches Lernen gezielt miteinander verbindet, könnte der Fremdsprachenerwerb wesentlich optimiert werden. Das Bindeglied zwischen beiden Ansätzen – dem schulischen und dem begegnungsdidaktischen – sieht er in der Autoscopie, einer gezielten Auswertung von vor Ort durchgeführten Videointerviews, die in der Folge in der Schule präsentiert und ausgewertet werden. Nicht nur die self-media sondern auch die mass-media seien besonders geeignet, die Mehrsprachigkeit zu fördern, wie z.B. Euronews oder Arte. Während der schulische Fremdsprachenerwerb eher systemorientiert erfolge, artikuliere sich die Begegnungsdidaktik stärker kompetenzorientiert. In dieser Komplementarität sieht der Autor ein großes synergetisches Potential. Einmal gelte es die genetische Verwandtschaft der Sprachen (Deutsch – Fränkisch, fast die Hälfte des Englischen ist romanisch) zu nutzen, zum anderen die mehrsprachige Situation im Grenzraum mit ihrem code-switching genau zu beobachten. Schließlich wies der Referent auf Veränderungen im Lehrer-Schülerverhältnis hin: dadurch, dass nicht nur die Lehrperson die vorrangige Quelle für die Zielsprache abgibt, sondern letztere durch zahlreiche Sozialkontakte vor Ort konkret erfahrbar gemacht wird, entwickelt sich der Spracherwerb ganz natürlich in Richtung interkulkturelle Kompetenz, wodurch vor allem die Lernerautonomie entscheidend gefördert werden kann. Wünschenswert sei auch ein multilinguales Profil des Sprachlehrers. In der Diskussion wurde die Frankreichstrategie als Motor für den Fremdsprachenerwerb angesprochen. Schließlich wies der Referent auf seinen Beitrag „Mehrsprachigkeit an der Grenze – Grenze der Sprachdidaktik“ in Thomas Tinnefeld (Hrsg.), Fremdsprachenvermittlung zwischen Anspruch und Wirklichkeit: Ansätze – Methoden Ziele, Saarbrücken 2016: htw saar, pp.79ff. hin.

Lire la présentation :                                                                                             Tous Droits Réservés

Norbert Gutenberg : « Minisaarland ou l’accession au bilinguisme hors de l’école »
Norbert Gutenberg Minisaarland

Norbert Gutenberg, professeur de rhétorique à l’Université de Sarrebruck, intervient ici en tant que porteur du projet Minisaarland, une animation estivale à destination des jeunes de 8 à 15 ans, née voici une dizaine d’années dans la Sarre voisine. Elle se déroule sur le principe d’une ville ludique dans laquelle les jeunes s’exercent à leur vie future d’adultes en occupant un emploi virtuel, en jouant un rôle social, politique…
Cette animation a connu une interruption de quelques années, et aujourd’hui Norbert Gutenberg souhaite la relancer en lui donnant une dimension interculturelle, transfrontalière et européenne. D’abord centrée sur la ville de Sarrebruck, puis étendue au Land de Sarre, elle devrait aujourd’hui, selon les vœux de son promoteur, s’ouvrir sur la France et le Luxembourg pour devenir un Mini-Europa.
Pour ce faire, Norbert Gutenberg souhaite initier un partenariat avec Europa Union Saar et au moins une commune par pays et lance un appel en ce sens aux partenaires potentiels.

Travail en ateliers, synthèse et débat: « Quel bilinguisme pour la Lorraine d’aujourd’hui et de demain ? »
 Quelles formes de bilinguisme vous paraissent-elles imaginables et praticables en Moselle aujourd’hui ?
Comment générer une demande sociale et un élan de bilinguisme en Moselle ?

Des dialectes à l’allemand standard
Les dialectes véhiculent une culture populaire qui permet ainsi de passer de la langue à l’héritage. Et les dialectes continuent à survivre hors des frontières : l’alémanique en Pays de Bade, le francique en Pays de Sarre...
Il importe donc de donner des modèles qui montrent que le dialecte facilite l’accès à la langue standard, codifiée, qui sera la langue de scolarisation car donnant seule accès à la littérature, aux sciences, à l’universel...
Si l’allemand est la langue régionale historique de la Moselle frontalière, elle est aussi la langue du voisin, du premier partenaire et la langue qui ouvre sur l’Europe et qui peut devenir langue de travail.

Entre monolinguisme, bilinguisme et plurilinguisme
Pour sortir du monolinguisme appauvrissant, les différences culturelles et linguistiques des élèves sont à valoriser. Un bilinguisme assumé est un bilinguisme positif.
Il est également un moyen de médiation culturelle, les élèves présentant leur culture et leur langue aux autres élèves de l’école, selon le principe « Schüler für Schüler ». La langue-cible est à utiliser dès que possible et il convient de développer des projets dans lesquels elle est impliquée.
Chaque langue est à respecter car toute nouvelle langue ouvre une porte supplémentaire et l’apprentissage devient plus aisé.
Le bilinguisme et le plurilinguisme, surtout s’ils sont précoces, favorisent – des recherches scientifiques l’attestent - le développement intellectuel.

Entre acquisition à l’école et hors de l’école : pistes de travail
La création de liens avec des établissements scolaires et des entreprises en Allemagne, la création de réseaux d’associations entre la Moselle et le Pays de la Sarre sont des préalables à toute stratégie gagnante.
Animer des mercredis après-midis en allemand, introduire de la langue allemande dans les crèches et utiliser toutes les formes d’accès : jeux, chant, théâtre… sont des pistes de travail faciles à mettre en œuvre et exigeant un investissement minimum.
L’allemand est à valoriser comme langue de communication, ce qui permet de positiver et de ne pas culpabiliser les erreurs de syntaxe.

Porter un discours mobilisateur et élaborer une stratégie cohérente
Les élèves d’aujourd’hui ne recherchent pas à sauver une culture, mais bien à se donner une chance supplémentaire de réussite. Aussi le rôle économique de la langue n’est-il pas à négliger, bien au contraire !.
Et il importe de convaincre les élus du retour sur investissement : le travailleur frontalier paiera ses impôts en France, y dépensera son argent, y scolarisera ses enfants…
La langue-cible doit être rendue visible à l’école et dans l’espace public par le biais d’inscriptions, de l’affichage, de la signalétique.
Parvenir à la création de classes bilingues nécessite d’organiser des réunions avec les parents et les élus concernés afin de leur présenter un programme précis, en différents points bien définis, peu coûteux de préférence.
Aussi convient-il de cibler les communes du secteur d’un collège, puis les collèges du secteur du lycée afin d’assurer une continuité dans l’enseignement des langues et d’organiser des journées d’information à l’intention des écoles, des collèges et des lycées.

Jean-Marie Gautherot : « Perspectives de travail pour l’inscription du bilinguisme lorrain dans une politique linguistique »

Pour clore les Rencontres, Jean-Marie Gautherot, de l’association LEHRER, invite à réfléchir comment inscrire un « bilinguisme » lorrain-mosellan dans un projet global de politique linguistique, un projet d’organisation, de développement et de gouvernance des langues dans un espace et dans un environnement sociétal donnés. Une politique qui implique une pluralité d’acteurs politiques, sociaux, éducatifs, économiques et médiatiques dans une démarche de réseau et une dynamique soucieuse de cohérence et d’efficacité.
Penser d’emblée le bilinguisme comme « Langue française/Hochdeutsch » est un préalable à la construction de filières en lien avec les institutions académiques : Rectorat, IA, Conseillers et Conseillères pédagogiques, des filières où l’allemand n’est pas seulement langue de communication mais d’abord et avant tout outil d’accès aux savoirs, à la connaissance, c’est-à-dire « langue de travail et d’apprentissage ».
Il propose de commencer par choisir deux ou trois sites où peuvent être implantées et développées des filières bilingues durablement viables, identifier les enseignants solidement bilingues disponibles et prendre des mesures de formation continue et initiale de futurs enseignants bilingues afin de créer ainsi un « réservoir » en s’appuyant sur l’Université et l’ESPE. Il importe de susciter les soutiens et les coopérations d’associations de parents d’élèves, d’associations culturelles mosellanes et sarroises, d’organiser des événements grand public afin d’assurer la visibilité de l’engagement.
En un mot faire du bilinguisme un véritable projet éducatif citoyen partagé, ouvert et durable.

Lire la présentation :                                                                                       Tous Droits Réservés
En partenariat avec l’association LEHRER Association Lehrer

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