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Sale temps pour le bilinguisme

français-allemand… !

 

 

Éditorial :

Certification obligatoire en anglais :

des arrêtés qui déchirent…

 

Le 3 avril dernier étaient publiés deux arrêtés gouvernementaux qui stipulent que l’obtention du DUT, du BTS et de la licence sera désormais conditionnée par la passation d’une certification en anglais, obligatoirement.

Des arrêtés qui déchirent…

Qui déchirent, par l’affirmation de la suprématie de l’anglais, l’esprit du discours du Président Macron prononcé à la Sorbonne en 2017 dans lequel, il émettait le souhait que toute étudiante et tout étudiant français « maîtrise deux langues européennes en 2024 ».

Qui déchirent l’esprit et la lettre du Traité de coopération et d’intégration franco-allemand d’Aix-la-Chapelle du 22 janvier 2019 dans lequel il était dit que « Les deux États rapprochent leurs systèmes éducatifs grâce au développement de l’apprentissage mutuel de la langue de l’autre, à l’adoption, conformément à leur organisation constitutionnelle, de stratégies visant à accroître le nombre d’élèves étudiant la langue du partenaire, à une action en faveur de la reconnaissance mutuelle des diplômes et à la mise en place d’outils d’excellence franco-allemands pour la recherche, la formation et l’enseignement professionnels, ainsi que de doubles programmes franco-allemands intégrés relevant de l’enseignement supérieur. », que « Les deux États sont attachés à l’objectif du bilinguisme dans les territoires frontaliers et accordent leur soutien aux collectivités frontalières afin d’élaborer et de mettre en œuvre des stratégies appropriées. »,

Qui déchirent enfin l’engagement au quotidien d’enseignants, d’éducateurs, de politiques, d’associatifs, de collectivités, ... pour faire vivre la langue allemande dans l’espace frontalier et au-delà…, une langue qui risque d’être de moins en moins choisie, que ce soit dans l’enseignement supérieur ou secondaire, les étudiant.e.s, les élèves préférant sans doute in fine choisir la langue dont la certification leur sera imposée.

Puissent l’esprit d’initiative et la capacité d’indignation de ces derniers faire entendre raison au gouvernement afin qu’il revienne sur une décision délétère, qu’il respecte ses promesses - qui, il est vrai, « n'engagent que ceux qui les écoutent » comme le disait Henri Queuille - et fasse à la langue allemande, langue régionale en Moselle, grande langue européenne et langue du premier partenaire, la place qui lui est due, particulièrement dans l’espace frontalier.

 

Pour que vivent le bilinguisme et le plurilinguisme !

Léon Dietsch, président de Culture et Bilinguisme de Lorraine

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