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Ou… comment se tirer une balle dans le pied !

Un coup de gueule.

 

Mon petit fils, qui termine ses études d'ingénieur, a fait 2 séjours en Norvège, : un mois pour y travailler, et 3 mois de stage à Oslo. A son retour je lui demandais : « Tu as donc appris du norvégien ! » - « Pas un mot ! Si : bonjour, au revoir, pardon ! » - « Comment cela ? » - « Je n'en ai pas eu besoin, là-bas tout se fait en anglais !».

 

Et de fait, une partie importante de la population norvégienne parle couramment anglais. L'anglais est la langue de communication nécessaire avec les non-norvégiens. Les norvégiens l'utilisent même dans certaines circonstances entre eux et dans certains cercles il est devenu la langue d'usage.

 

Voilà comment petit à petit la langue nationale devient une langue de second rôle. Gageons que dans quelques décennies le norvégien sera devenu un dialecte réservé aux norvégiens, aux norvégiens des couches sociales modestes.

 

Et il en est ainsi de nombreux pays à faible population et dont les langues ne vont pas au-delà des frontières nationales : le danois, le néerlandais, le suédois, l'islandais, le letton et d'autres encore.

 

Oui certes, l'allemand et le français sont dans une situation différente : l'une est une grande langue européenne parlée dans plusieurs pays ; l'autre a même une audience extra-nationale ou internationale et surtout il existe des gens pour en défendre la pureté.

Mais songeons un instant à quel point l'allemand est perméable aux anglicismes : quand on vous bouscule dans la rue, on ne vous dit plus nécessairement « Verzeihung !» ou « Entschuldigung ! », mais « sorry !» ! Les élèves ne sont plus des « Schüler » mais des « Kids »......

 

Et en France, … en France aussi on a recours aussi à des anglicismes – souvent des anglicismes d'ailleurs qu'aucun anglais ne reconnaît – c'est tout simplement la mode. Et il y a des exemples de milieux ou entreprises bien français dans lesquelles l'anglais est devenu LA langue d'usage des staffs (pour utiliser un mot à la mode dans ces lieux).

 

Peut-on comparer aujourd'hui la situation du français ou de l'allemand à celle du norvégien que j'évoquais plus tôt ? Non bien sûr !

 

Mais … il y a danger à vouloir instituer l'anglais qui a la réputation d'être LA langue internationale comme seule langue (étrangère) propre à répondre aux défis de la globalisation.

« Il n'y a pas danger en la demeure », diront ceux qui sont les partisans du tout anglais ou du seul anglais.

Pas encore …. mais demain : cela durera simplement un peu plus longtemps, quelques décennies de plus.

 

Qui voudrait que le français, l'allemand, l'italien... soient réduits au statut de langue de second ordre ?

Le français, notre français, perd de l'audience dans le monde, c'est une réalité.

Il y a en Afrique francophone dans certains pays déjà la tentation de changer de langue nationale – oui, d'abandonner le français au profit de l'anglais. Exit le français et vive l'anglais !

Ériger l'anglais au statut de seule langue (étrangère) valant la peine d'être apprise, l'instituer comme seule alternative à la langue nationale, c'est se tirer à terme une balle dans le pied.

Apprendre LES AUTRES LANGUES, c'est se donner le moyen de communiquer avec ses partenaires dans LEUR langue, mais c'est aussi travailler à la sauvegarde de sa propre langue. Si tout le monde fait ainsi, il y aura de la place pour toutes les langues, donc aussi la nôtre !

 

Pensons-y !

 

Armand Zimmer

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